« Crise à la Réunion ? Oui mais…
La situation aux Antilles et la paralysie économique des revendications n'est pas forcément transposable à la zone océan indien.
Localement, il y a ceux pour qui la contagion ne saurait être d’actualité. La Réunion n’a pas la culture de l’affrontement radical. Ici, on ne contraint pas par la menace les patrons des grandes surfaces à baisser rideau. Pas plus qu’on ne débraye systématiquement. La grève n’est pas une spécialité. Les récents mouvements nationaux ont moins mobilisé qu’en province. Et le privé ne s’allie toujours pas au public. Il ne bat pas le pavé. Les organisations syndicales et autres associations de défense ont certes expédié hier un premier Scud. Mais pour entraîner leur base et s’appuyer sur la population, encore faudrait-il qu’elles se mettent d’abord d’accord sur des revendications communes. D’ailleurs, la colère de la rue est-elle la meilleure des stratégies ? Ne vaut-il pas mieux attendre pacifiquement que le gouvernement lâche aux Antilles et revendiquer alors l’application des mesures à la Réunion ? » source « Le journal de l’île ».




3 commentaires:
La Réunion a connu des mutations nées d’événements extérieurs. Mais aujourd’hui, La Réunion est à la fin d’un cycle et au début d’un autre.Il y a donc là des choix à faire, une position à adopter. Et surtout un préalable à franchir : après une prise de conscience de la part de tous (élus, monde économique, partenaires sociaux), de la gravité de la situation, l’urgence est de voir sur quoi on peut s’entendre, car on ne peut pas rester passif face à ce qui est en train de se passer . Cette entente des Réunionnais ne signifie pas, bien au contraire, l’abandon du débat démocratique, mais elle est la voie, la seule voie pour avoir une stratégie globale, cohérente. C’est un acte de responsabilité majeur vis-à-vis de La Réunion et de son avenir.
20 février 2009 16:23
Mais le prolème est aussi un peu comme aux antilles ou une minorité (groupes ou politique) se partage et monopolis le capital et les opportunités.
Olivier, St Denis.
23 février 2009 21:25
Face à une situation de crise, on ne peut demander à aucun des partenaires de supporter seul le poids financier des ajustements nécessaires pour revenir au calme. Il faudra donc pour les uns, accepter un accroissement non prévu des dépenses publiques, pour les autres, une compression inattendue des marges et pour ceux qui luttent contre la « vie chère », la modération qui permettra d’atteindre une position moyenne, en retrait par rapport aux demandes initiales, comme cela se fait dans toute négociation. C’est le prix à payer par chacun pour retrouver la paix sociale nécessaire à tous. Cette recherche de compromis est impérative, car le risque existe de voir dégénérer dans la violence, un mouvement de protestation dont le caractère discipliné est unanimement apprécié, et la justification, largement reconnue.Les solutions libérales ne sont plus de mise, et nul ne peut plus contester le rôle salvateur de l’intervention publique. Ceci, d’autant que cette mobilisation massive Outremer est annonciatrice de ce qui pourrait bientôt se produire au niveau national.
25 février 2009 01:40
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