« Crise à la Réunion ? Oui mais…
La situation aux Antilles et la paralysie économique des revendications n'est pas forcément transposable à la zone océan indien.
Localement, il y a ceux pour qui la contagion ne saurait être d’actualité. La Réunion n’a pas la culture de l’affrontement radical. Ici, on ne contraint pas par la menace les patrons des grandes surfaces à baisser rideau. Pas plus qu’on ne débraye systématiquement. La grève n’est pas une spécialité. Les récents mouvements nationaux ont moins mobilisé qu’en province. Et le privé ne s’allie toujours pas au public. Il ne bat pas le pavé. Les organisations syndicales et autres associations de défense ont certes expédié hier un premier Scud. Mais pour entraîner leur base et s’appuyer sur la population, encore faudrait-il qu’elles se mettent d’abord d’accord sur des revendications communes. D’ailleurs, la colère de la rue est-elle la meilleure des stratégies ? Ne vaut-il pas mieux attendre pacifiquement que le gouvernement lâche aux Antilles et revendiquer alors l’application des mesures à la Réunion ? » source « Le journal de l’île ».



